GV 12 – Etiam Persequetur Pentaculum Lupus

Dans la plupart des Eglises gnostiques la chevalerie prend une place fondamentale, au coeur de la démarche spirituelle et de la progression initiatique. Souvent, les Cérémonies, les Messes, vont s’ouvrir sur des Féries qui procèdent à
GV122l’adoubement des écuyers, sous de véritables transmissions historiques par l’épée. Les Eglises veillent ainsi à ce que les transmissions de véritables chevaleries soient préservées, depuis la nuit des temps, et les héritages royaux. C’est après que le chevalier aura avancé dans son parcours, sous l’onction de cette chevalerie temporelle qu’il accédera à d’autres degrés initiatiques plus mystiques, et plus spirituels, dans sa vocation de prêtre. Car être « prêtre selon l’ordre de Melchisedech », c’est aussi prendre sa place dans un corps d’armée, se vouer au combat, mais il s’agt d’un combat de paix et de justice, de justesse, symbolisé par la quête du Graal. Le prêtre gnostique, prêtre, et soldat de paix, var devenir bientôt un moine-chevalier, un moine capable de voir développer en lui la capacité de contemplation, et la force de transmutation, la grandeur et la magnificence d’une chevalerie mystique au service de la seule Jérusalem Céleste. Au coeur de ces travaux de transformation, qui engagent l’être tout entier, et qui vont ainsi lui permettre d’accéder à lui-même, et de prendre alors la pleine conscience de la divinité qui vit en lui, le chevalier va découvrir de nouvelles portes, de nouveaux passages, et de nouveaux lieux de mystère. C’est en ces lieux cachés que sera révélée la splendeur infinie, tout l’ampleur du formidable secret qui se dissimule au creux de la matière et du silence, cette clé ultime qui sera délivrée au chevalier dans sa quête : à la dislocation de l’ego, la Lumière.

« Joyeuse est la Bonne Nouvelle de la Vérité pour ceux qui ont reçu de la part du Père de la Vérité la grâce de le connaître, par la puissance de la Parole qui émana de la Plénitude. » (Evangile de la Vérité)