GV 13 – La Bible restituée – Dictionnaire raisonné de l’Alchimie et des Alchimistes

La Bible restituée, de Carlo Suarès, Arma Artis.

C’est une réédition très attendue et, ô combien nécessaire. L’oeuvre fondamental, de Carlo Suarès tient une place à part dans le monde de la Tradition. Carlo Suarès s’est employé, ou plutôt consacré, à la libération des enseignements
GV134traditionnels des carcans dans lesquels les institutions tiennent à les enfermer. Il a voulu rendre à la vie ce que d’autres figeaient dans des statues mornes et stériles. Pour retrouver le courant, Carlo Suarès cherche naturellement à la source. Ici, celle de la kabbale. Dès l’introduction, par un exemple, il situe clairement la problématique qui est la notre : « Dès le début, la succession Beith-Reish-Aleph-Schin-Yod-Tav, révèle d’une façon éclatante (si l’on connait la clé de ce code) l’équation primordiale de l’univers et de l’homme en termes d’énergie , tandis que ce schème du Bereschiyth, qu’elle qu’en soit la traduction, n’a pas plus de rapport avec ses idéogrammes, réduits à n’être que les initiales de leurs noms, que des mots formés par les symboles chimiques tels que SOC, etc… n’en auraient avec le soufre, l’oxygène, le carbone … »

Cet ouvrage est l’occasion de prendre conscience de ce problème et d’approcher la réalité de ce code chiffré sans lequel toute étude ou pratique kabbalistique est vaine. Carlo Suarès rappelle que les 22 signes de l’alphabet hébraïque forment 28 idéogrammes, 28 symboles, 28 nombres qui expriment certains aspects de l’énergie cosmique. Il insiste longuement sur la place singulière du Aleph. Il prend en compte le fait que « la langue hébraïque s’est constituée en n’utilisant que les premièrs phonèmes de chacun des idéogrammes (B pour Beith, etc). » Une lecture non avertie, même lue en langue hébraïque, ne permet pas de saisir « la signification que peuvent avoir des schèmes où chaque idéogramme est maintenu avec sa signification propre ».

Carlo Suarès, qui présente son livre comme une introduction et ne prétend nullement faire le tour de la question, propose trois grandes parties au lecteur. La p remière partie traite de la nature de la Qâbala, terme privilégié par l’auteur, ses dimensions multiples, ses applications, ses influences, ses investigations, ses interprétations, son caractère insaisissable. La deuxième partie expose succinctement la clé du code chiffré à travers la Genèse. La troisième partie traite du lien entre Qâbala et Gnose.

Sur ce sujet, nous tirerons cette citation : « Une vérité fondamentale qui ne cesse d’être affirmée dans le Livre de la Genèse est que la vie, aussi bien à l’intérieur de ce contenant (Beith) qu’au dehors, est inconnaissable et immesurable. Si nous comprenons ce que cela implique, nous nous connaissons nous-même et Beith est ce que nous sommes. Donc, nous ne possédons aucun des attributs rédempteurs de « spiritualité » qu’inventent les esprits en quête d’évasions.

Il n’y a pas de dragons obscurs en nous qu’il faut combattre, ni un mal qu’il nous faut vaincre. Et aucun régime alimentaire, aucune discipline physique ou psychique ne peuvent nous faire « évoluer » vers une pleine réalisation de nous-mêmes.

Ces efforts et ces luttes, quel que soit leur motif conscient, ont pour but d’instaurer une continuité d’existence et sont, de ce fait, perfidement en opposition à la pulsation discontinue de la vie qui est en nous, laquelle ne peut avoir son « être » qu’en une fraicheur toujours neuve de morts et de résurrections. Cette vie, dans le livre de la Genèse, se nomme Aleph. »

Ce travail, qui exige une étude, non une lecture, est indispensable à qui veut faire vivre réellement les outils de la Kabbale. Il entrouvre la porte des mystères premiers et derniers. L’essentiel donc.

Arma Artis, BP 3, 26160 La Bégude de Mazenc

 

Dictionnaire raisonné de l’Alchimie et des Alchimistes, de Christian Montesinos, La Hutte. Edition seconde revue et corrigée. 

L’alchimie, « la-chimie » ou « chimie-de-Dieu », est aussi métaphoriquement appelée la Sainte Science, la Science des sciences, l’Art des des dieux, l’Art d’Hermès… GV135

Dans le règne minéral en voie sèche, humide ou brève ; en voie royale, sur la route des humbles ou en art bref…

Avec les feux vulgaires ou aux seuls feux secrets, au cinabre ou à l’antimoine…

En spagyrie, ou dans d’autres règnes encore ; en voie interne …

En Chine depuis quatre mille ans, chez les Perses et ches les Arabes, dans les mots mêmes de la Genèse ou de l’Evangile…

L’Alchimie est cette discipline mystérieuse pour beaucoup, dont les mots, les signes et les adeptes ou philosophes – vrais Artistes ou vils souffleurs… – déroutent le néophyte. Ces mots, glyphes et noms ont été réunis ici, de la façon la plus exhaustive possible afin d’éclairer les lecteurs (sans prétendre à la perfection qui est « après le rouge »..). Termes techniques, matériaux, jargon, Histoire et histoires ; chercheurs, cherchants, artistes et philosophes depuis l’Antiquité jusqu’aux années 2000 ; concordances spirituelles, religieuses et scientifiques… tout – ou presque – y est. Chronologies, index thématique, etc.

Un outil indispensable, enfin à la disposition de l’ésotériste, du chercheur ou de l’amateur d’Histoire dont la bibliothèque ne peut que contenir ce volume.

La Hutte, Saint-Pierre Le Presbytère, 81340 Cadix

Site internet : Editions de la Hutte

« Plus encore, la Gnose, rayonnement sans forme, ignore la religion, élan vital de la forme. »

Louis-Claude de Saint Martin