GV 13 – L’énigme de l’E de Delphes – Chapitre 9

Bien avant que la science ne nous apprenne que le suaire conservé à Turin aurait subi les effets d’une irradiation totalement inexplicable du point de vue de la physique, les croyants attribuaient l’image du linceul au « flash » de la résurrection. En fait, le rôle de la lumière dans le processus de résurrection était déjà une évidence pour les chrétiens des premiers siècles, comme le démontre ce passage de l’évangile de Philippe : « Le souffle (pneuma) anime la chair (sarx), il y a aussi cette lumière dans la chair : le Logos. Ce que tu dis, tu le dis dans un corps, tu ne peux rien dire hors de ce corps. Il faut t’éveiller dès ce corps, car tout est en lui : ressusciter dès cette vie. »(Logion 23). Un autre passage de cet évangile nous interpelle davantage encore, puisqu’il est écrit : Si quelqu’un n’est pas d’abord ressuscité il ne peut que mourir. S’il est ressuscité il est vivant comme Dieu est Vivant. »(Logion 21). A travers cette sentence, devons-nous comprendre que n’importe quel être humain serait – en théorie – capable de réaliser ce que l’homme Jésus aurait été le premier à accomplir ? Si oui, cela donnerait un nouveau sens à la philosophie des sages de Delphes qui inspira tant les humanistes, tout en ouvrant à chacun d’entre nous des horizons illimités…

Magali CAZOTTES